Les promesses du big data

Le big data comme promesse technologique Toute technique génère, au moment de son apparition, un ensemble de promesses, généralement bienvenues, parfois malvenues comme nous le constatons mi-2015 avec les robots tueurs. Ces promesses sont rarement tenues, car il est extrêmement difficile d’anticiper correctement les usages qui seront fait d’une technique, mais d’autres bénéfices viennent généralement se substituer à ceux qui étaient originellement promis. Le laser, par exemple, a généré des anticipations heureusement non survenues, le rayon de la mort par exemple, d’autres plus difficiles à mettre en œuvre, la transmission d’énergie, et d’autres bien plus nombreuses et inattendues, puisqu’il est désormais utilisé massivement dans la vie courante. Le big data n’échappe pas au jeu des promesses. Le big data est un nouveau nom pour désigner la capacité à traiter et analyser des données, appelée auparavant analytics. Mais ces données sont désormais de grandes masses de données, non ou faiblement structurées dont on cherche à tirer des connaissances utiles à l’action. Le big data traite donc de grands volumes de données, de très grande variété, avec une grande vélocité. A ces 3V (Volume, Variété, Vélocité), d’aucuns en ajoutent d’autres, notamment la valeur qu’elles recèlent, la véracité issue de leur traitement, la visualisation des résultats obtenus. La promesse du big data, c’est donc d’une part cette capacité technique à traiter de grandes masses de données peu structurées, mais aussi la capacité à tirer de ces traitements des décisions ou actions, souvent automatiques, sans intermédiation ou validation humaine, et à travers ces actions, évidemment la prétention d’améliorer le bien-être des individus et le bien-être social. Derrière le big data, réside le fantasme...